La République du Congo prend une décision sans précédent sur l’agriculture à grande échelle dans les zones forestières

Le WWF s’est félicité de la décision du gouvernement de la République du Congo de réglementer l’ouverture de nouvelles plantations dans les zones boisées du pays. Selon un arrêté ministériel signé par le ministre congolais de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage et le ministre de la tenure foncière chargé des relations avec l’Assemblée nationale, toutes les activités agricoles à grande échelle au-delà de cinq hectares devraient être orientées vers les zones de savane du pays.

L’arrêté ministériel signé en octobre 2018 stipule que cette décision est conforme aux engagements internationaux de la République du Congo en matière de lutte contre le changement climatique. Il arbore toutes les décisions contraires antérieures avec effet immédiat. « Il s’agit d’une décision sans précédent qui devrait servir d’étalon pour les autres gouvernements du bassin du Congo », déclare Marc Languy, directeur régional adjoint du WWF-Afrique, en charge des pays d’Afrique centrale.

Le WWF encourage les gouvernements des pays d’Afrique centrale à adopter des approches durables en matière d’agriculture et de gestion forestière durable dans le but d’arrêter la conversion des zones forestières à haute valeur de conservation (HVC) et à haut carbone (HCS) et de lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions. « L’un des principaux moteurs de la déforestation est l’éclaircissement de vastes étendues forestières pour l’agriculture commerciale », explique M. Languy. « Si elle n’est pas atténuée, cette pratique pourrait avoir de graves conséquences sur la forêt et la faune du VHC/HCS dans la région du bassin du Congo. » C’est pourquoi le WWF fait appel à d’autres gouvernements du bassin du Congo pour imiter l’exemple de la République du Congo », dit Languy.

Le WWF collabore avec les gouvernements, le secteur privé, les ONG partenaires et les populations locales et autochtones pour promouvoir une agriculture durable. L’une des stratégies est le développement durable du secteur de l’huile de palme grâce à l’application de la table ronde pour les normes de l’huile de palme durable (RSPO), la réhabilitation des vieilles plantations inactives/abandonnées, la replantation de plantations âgées au lieu de l’expansion et le développement de nouvelles plantations dans les zones de savane.

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