Rencontre avec une jeune femme écogarde au sein du projet ETIC

Ekoubissa Landrine, 22 ans, femme de terrain, en couple et future maman. Elle est écogarde au sein du projet ETIC. Rencontre avec une jeune femme qui nous parle de sa motivation pour préserver la faune et la flore.

« Travailler en tant qu’écogarde m’a permis d’allier mon gout de la discipline avec la protection des espèces », a confié d’emblée cette dernière dont le travail consiste à protéger la biodiversité en parcourant les forêts à la recherche des braconniers dans la zone du projet ETIC. Elle est originaire du quartier 2 du district de Ngbala. Elle fait partie des 2 premières femmes à avoir intégrer le cercle très fermé des écogardes dominé par la gente masculine dans le projet ETIC en janvier 2019. La jeune femme soutient qu’elle mérite sa place par ses efforts au travail sur le terrain, par son contact facile avec la population locale et par son sens de médiation.

Pour rappel, la mission d’un agent commissionné des eaux et forêts encore appelé écogarde est de protéger la faune. Au quotidien, la mission consiste à rechercher les infractions liées à la faune, à interpeller et arrêter les personnes coupables d’actes répréhensibles en violation des règles, à sensibiliser surtout les communautés locales sur les lois et à la nécessité de protéger les animaux.

Soutenu par sa famille depuis le début, la jeune femme aime son travail et ne s’en plaint pas, même si son engagement l’oblige à faire parfois des choix au détriment de sa vie de couple et à parcourir des kilomètres loin de sa famille.

« Grâce à mon travail je suis respectée dans ma famille, j’ai acheté une parcelle et je peux soutenir mes parents », a expliqué Landrine.

 Le travail d’un écogarde est très exigeant, tant physiquement qu’émotionnellement. En exerçant ce métier, on peut être appelé à répondre aux incidents de conflit humain-éléphant la nuit, aux opérations anti-braconnage et aux patrouilles normales quotidiennes.

« Au départ, ce n’était pas facile de parcourir de longue distance dans les forêts avec une équipe d’hommes, j’ai dû faire mes preuves et gagner la confiance de mes collègues, les taches sont divisés entre nous sans faveur ou sans m’assigner des devoirs plus légers parce que je suis une femme. », a fait remarquer la jeune femme.

Ekoubissa Landrine envisage de devenir la première femme chef de patrouille dans le projet ETIC et exhorte les jeunes femmes à faire comme elle : « Défendre la nature c’est défendre son pays, sa richesse en termes de biodiversité, alors j’encourage toutes les jeunes filles amoureuses de la nature à faire comme moi ».